Imitez la cuisine traditionnelle dans votre crusine
Il y a de ces jours dans le parcours du crudivore, où on voudrait juste manger ce plat qu'on aime tant! La lasagne de maman. Le pâté chinois de tante Marie. Le traditionnel burger-frites. Comment faire? Si on tient à manger cru le plus possible, on peut toujours essayer d'imiter notre plat de prédilection.
Pour recréer un plat cuit en cru, il faut penser à trois importants facteurs: la saveur, la texture et l'apparence. En d'autres mots, la nourriture crue doit avoir l'air, doit avoir la texture et doit goûter comme la nourriture cuite. Aujourd'hui, je me concentrerai sur comment recréer les textures et les saveurs des plats cuisinés.
Un bel exemple de cet exercice est la magnifique lasagne photographiée ci-dessus. C'est une imitation d'une lasagne cuite (vous l'aviez deviné!). Un de mes chefs crulinaires préférés, Russell James, en est l'auteur. C'est un plaisir à assembler (aucun fromage collé à la casserole à tremper, frotter, retremper...), un plaisir à regarder (qui oserait contredire ça!), et un plaisir à manger (il vous faudra essayer pour le savoir!).
Commencez votre expérimentation en pensant à un plat végétarien/végétalien. Les plats contenant de la viande en grandes quantités sont plus difficiles à reproduire. Il vous faudra un peu d'expérience. Faites vos dents sur des plats végétariens et ensuite, lancez-vous vers tout ce que votre coeur vous dictera!
Le sel ramollit les légumes et les feuillus, en forçant la libération des liquides. Ces liquides dilueraient une éventuelle sauce, la rendant aqueuse et insipide.
Les agrumes (citrons, limes, pamplemousses et autres) ainsi que d'autres aliments acides (tamarin) peuvent servir de marinade pour ajouter de la saveur à notre plat.
On peut faire un "massage" aux feuillus les plus coriaces pour les attendrir, donnant une allure et texture de cuisson à ces derniers.
Certaines saveurs très prononcées, comme celle de l'ail, des oignons, piments forts et autres, doivent être utilisés avec parcimonie quand ils sont crus. Leur équivalent sous forme de poudre déshydratée s'incorpore souvent bien aux saveurs du plat sans les submerger.
La fermentation (comme celle du chou) ramollit les légumes coriaces et difficiles à digérer.
Les probiotiques (sans produits laitiers) peuvent être utilisés pour produire des fromages de noix délicieux.
On déshydrate les plats crus pour leur donner une allure de cuit. Le processus ramollit les ingrédients, permet un mélange des saveurs, et donne du croquant à certaines préparations (comme les craquelins ou pains plats). En déshydratant, on enlève du liquide au plat, lui donnant un côté plus consistant. Évidemment, on réchauffe les ingrédients ce faisant, fait non négligeable si on vit sous des latitudes plus nordiques!
Un robot culinaire peut être très utile pour approximer des textures de plats cuisinés, comme celles de pains, de croûtes à tartes, de soupes, ou de purées.
Un "spiraliseur", instrument servant à couper de longues spirales dans des légumes, aidera à la confection de "pâtes alimentaires" de légumes.
Un bon mélangeur fournira toutes les sauces, purées, soupes et autres préparations crémeuses que souhaitées.
Un extracteur à jus sera indispensable à la création de jus savoureux et/ou fantaisistes. Certains modèles permettent aussi la confection de crème glacée et de beurre de noix.
Avec ces quelques lignes directrices, vous pourrez tenter la reproduction des plats cuisinés auxquels vous êtes habitués. Et plus vous gagnerez en expérience, plus vous aurez de succès. Plus vous aurez de succès, plus vous aurez de convives à table! Le prix à payer pour votre talent crulinaire!!!
Crédit photographique: Lasagne de Russell James; Burger de Kristen Raw
Last Updated on Saturday, 06 February 2010 16:44




